Méprise

Méprise
Persuadé qu'il est mieux de vivre qu'exister
Mieux pour un époux et sa femme de se confier
Que de se faire la guerre ou d'avoir doutance
L'un envers l'autre,une liaison bain de jouvence

Au bout d'un temps qui ressemble à un an
A un jour,au gouffre d'une pensée devenue vide
Comment une telle étourderie de jugement
Une telle erreur de conduite etait-elle possible

Où est passée cette arche de fortune qu'est l'amour
Faut-il avancer la théorie qui consiste à penser,flatteuse
Que ce mystère indéniable résidera pour toujours
Dans le charme harmonique de son euphonie élogieuse

Par la grâce de la pensée,appuyé sur les yeux de l'avenir
L'interrogation se fait pesante,une épreuve intolérable
La lenteur du temps accompagne la solitude vers un exil
Que seule la gente alentour est malheureusement responsable

Aujourd'hui il n'a plus besoin de se servir des mots
Noyant les méchants dans ses yeux agrandis par la douleur
Ailleurs!Un autre monde lui offrira ce beau cadeau
Que cette odieuse aventure a dépouillé de son coeur
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# Posté le lundi 26 décembre 2005 07:53
Modifié le mercredi 28 décembre 2005 06:45

Est-ce un pêché

Au moment où monte la defaillance du bien-être
Où l'homme subit la déconvenue,l'insuccès
La nécessité d'un amour proche et non obsolète
Devient tellement désirable qu'il en perd pied

Ainsi va la vie,quelque fois moche ou belle
Elle repart avec l'élan de ses propres mots
Elle dessine et grave un sourire éternel,idem
Ceux qui vont rester là,comme des ballots

Phlègmon qui s'infiltre au fond de l'âme
Où la hargne de vivre et l'envie de mourir
Par principe fatal devient un seul partage
Tentation à découvrir un nouveau paradis

Qui?Qui n'a pas eu ces désirs de délivrance
Ces aveuglements où on ne sait plus quoi faire
A l'instant où nous sommes tous sans défense
Quand la nostalgie passe le mouchoir sur hier

Ce passé qui devient miroir dans lequel le présent
Se regarde,comment se rendre maître de la vacuité
Tellement rebelle,ce manque tellement éloquent
Où est le mal?Où est le bien?Qui doit décider?
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# Posté le lundi 26 décembre 2005 08:06

A genoux

A genoux
Quand la terre s'engorge
De toutes les pleurs du monde
Quand les hommes pataugent
Parmi l'horreur et la honte

Il y a Dieu,seul dans son pourquoi
Dieu,qui voudrait bien parler d'amour
Il y a Dieu,seul dans son désarroi
Dieu,qui voudrait bien pleurer tout court

Quand quelques linges tombés
Sur quidams jetés sur la boue
Quand les larmes coulent,séchées
Par ce temps désormais sans amour

Il y a Dieu,dans son affliction encore
Dieu,qui se souvient,la création
Il y a Dieu,et son méssager porteur
Dieu,facteur de la multiplication

Toutes les prières du monde semblent tellement stériles
Et Dieu tellement impuissant face à ce diable faquin
Destruction,tuerie,barbarisme,sont ses seules devises
Mais bon-sang,dans tous ces coeurs il y avait du bien
# Posté le mardi 27 décembre 2005 12:01
Modifié le mercredi 28 décembre 2005 06:44

L'énigme

L'énigme
Audace,un moment fort,derrière les fenêtres de ma vue
C'est un air silencieux,j'ai mal dans l'espace qui m'entoure,
Où j' en suis dans ce drôle d'univers un peu trop exigu
Pour que l'humeur soit enfin délivrée par tant de courroux

Et la violence est exigée,rien qu'une indécence sollicitée
Il faut passer au-dessus de toutes les mauvaises guerres
Pour trouver un monde idéal,un monde bien étranger
Il faut valoriser encore plus fort,monde que je méconnais

La parole est une contagion que la solitude en effet ignore
L'intimité se defend mal,l'obscurité a ses vertus,gratitude
Pour dire des choses,comme pour en faire,le silence est d'or
C'est vrai,le noir est riche de variétés,la pensée est multitude

Tant de suite de propos décousus,chuchotements imperceptibles
Intermédiaires entre le dialogue et le monologue,des murmures
Senfonçant dans le muet,pour ressurgir,plus loin,dans l'audible
Parfois,tout mon être s'échappe dans un monde où le bien est pur

Privé du mot qui doit me qualifier,je deviens hors la loi,irréel
Je respire,je dors,je mange,mais je ne devrais pas,hors la foi
Où est le commun entre tout ceux que nous sommes sous un ciel
Qui se dit d'équité,la marque de l'humilité devient l'unique voie

Pas de solution de l'énigme,faut-il rester sourd et se taire
Ou bien faut-il evacuer et vider tout ce que contient la colère?
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# Posté le mardi 27 décembre 2005 12:19
Modifié le mercredi 28 décembre 2005 06:43

Plonger dans l'aquarium de tes jolis yeux

Plonger dans l'aquarium de tes jolis yeux
Plongé dans l'abysse aquarium de tes yeux espoirs
Je suis là barbotant,ah!je remercie Dieu lui-même
Mon âme est percluse de douleurs que tu soignes
Attentive et câline ta tendresse doucement m'éveille

De mon cerveau qui laisse des traces hiéroglyphes
Où la lecture est difficile ou pas facile a comprendre
Tu sais lire les peines que tu effaces comme par magie
Pour y glisser l'aquarelle de ta chaleur acceuillante

Je me sens commen un homme en retour de la guerre
Séparé de la boue enlisante,la première tranche d'une vie
Abattue d'une rafale de bleus tellement meurtrière
Je préfère te dire que je t'aime,que je ne suis pas si pourri

Après tout,cette étoile dans le noir profond fait tout scintiller
Et glisse un petit bout de soleil,à coups de baguette magique
Est-ce un nouveau monde où nul est le mal,est le bien,est le pêché
Sentiments merveilleux empoisonnent mes nuages pleins de pluies

Et laissent place au feu qui brûle et cendre ce mauvais passage
Avec joie,je me laisse emporter dans les vagues candies et salées
De tes yeux quelques fois apeurés qu'un nouveau naufrage
Fasse déluge sur ce bonheur encore fragile que tu as sut me donner

Dans les profondeurs de ton coeur,je dépose ma révérence
S'il faut de la violence que ce soit seulement dans nos baisers
Elus de nos étreintes comme une arrogance dans l'éloquence
De tes mots tellement cotons pour mon coeur un peu brisé

Comme un bain de jouvence,un grand frisson qui se valorise
Enfoui soigneusement depuis longtemps au fond de mon être
L'impécuniosité sentimentale jusqu'alors vécue enfin s'éclipse
Extraordinaire invitation au pays où l'amour est la seule règle

Dans l'abysse aquarium de tes yeux,je me glisse et m'immisce
Ah!je reste là,mes mains jointes le long du torse à diviniser Dieu
Cest sûre,le mal n'existe pas,il n'y a qu'absence de bien,et justice
Un parfum empli les vases d'or que sont ces instants merveilleux

Souvenirs evanescents appartenant à un passé désormais détruit
Par tous ces enlacements,ces baisers ces contacts corporels
Ces caresses,ces marques d'affection qui se font sans un bruit
Par tout cet amour que toi seule peut perdurer dans l'éternel

Ah!Prestige,tu es la seule personne en qui je vois et je vis
Tu es la seule personne en qui mes yeux se mêlent et s'emmêlent
Tu es l'unique et fassent tous les Dieux qu'aujourd'hui je prie
Me laisser cette bénédiction jusque dans la profondeur de ma vie
# Posté le mardi 27 décembre 2005 12:47
Modifié le mercredi 28 décembre 2005 06:44