PORTRAIT

PORTRAIT
Ce sont les yeux qui frappent d'abord
Des yeux noirs,i ntenses, flamboyants
Puis le corps et son mouvement
Une sorte de grâce intérieure

Farouche et presque agressive
Elle ne joue pas la carte de la magie,
Rose ou noire, ou de la légèreté divine
Fougueuse, vive, elle est digne

Elle conçoit la vie comme un ring, un combat
Un élan fondé sur une discipline de fer
Où la scène devient une véritable arène
La nourriture du dernier mot est son repas

Pourtant, dans son moi intérieur
Elle a des centaines de douceur
Qui sautillent jusque dans son coeur
Fleurs de roses, arôme et fraîcheur

Je la vois, je la vis, son jardin est foisonnant
D'une myriade de candeur et d'amour
Profondément accueillante et velours
Elle est mienne et Dieu fasse pour longtemps
# Posté le mardi 29 novembre 2005 12:19
Modifié le vendredi 22 juin 2007 09:41

POURQUOI J'ECRIS

POURQUOI J'ECRIS
Quand l'hiver mobilise la fraîcheur au fond des cours
Et prépare son échappée sur le chemin des eaux fluviales
Quand l'encre coule sur papier-brouillon, un "au-secours"
Accompagne la plume dorée de mon Cardin vers l'espoir

Vers des fantasmes, des vagues de rêveries, décrue de songes
Où le sel de l'évasion condimente mon esprit vers ce pays malin
Escapade, fredaine libertine, une frontière certes, sans mensonge
Sans tromperie, que seul le fleuve de ma fiction connait bien

Absent lointain, calé dans un coin opposé à la réalité du décor
Prise de vertige, mutation, étrange dédale, labyrinthe du rêve
Enfoui dans la mythologie de l'irréel, ce que j'aime, tout l'or
L'or du bien être en soi, sied mon viatique des jours revêches

Maintes fuites, souvent encrées drainent toutes les mélancolies
Et les drames qui me laisse, au matin, enveloppé de brumes
Une réalité acide, capable de bouffer tout le bonheur et la vie
Maintes fuites qui me guide vers le papier-reconfort et la plume

Visions diffuses, place au lyrisme dans la thematique de l'ecriture
L'obscur, l'effacement du passé jusqu'au découpage du présent
L'abstrait, l'aventure qui mène, junkie, tout mon être vivant
Vers ces fleuves, coulées d'encre noire, vers-libriste est ma plume
# Posté le jeudi 01 décembre 2005 05:27
Modifié le vendredi 22 juin 2007 06:04

REGARD

REGARD
S'est détachée de la terre
Une envolée d'oiseaux
Le va-et-vient des mers
Le clapotis d'un ruisseau
Coups de crayons sur toile
Esquisse d'ode et poême
Evasion libre, simple regard
Aubade vers la bohème

Fraîcheur un vent symphonique
Immisce dans les feuillus
Des volutes d'euphories,
Prélude dans la nature
Douceur c'est un beau spectacle
Le coi reste interloqué
Même pour un acariâtre
Dieu a fait un beau bébé

Emu j'ai gravé ces images
Comme un cadeau solonnel
Dans l'album de ma mémoire
Comme une étoile dans le ciel
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# Posté le jeudi 01 décembre 2005 08:33
Modifié le vendredi 22 juin 2007 10:13

QUAND L'ANNEAU LIE

QUAND L'ANNEAU LIE
Epiphane, sous le sombre voile de la sagesse
Quand l'effort de la raison devient passion
Une ombre diaphane, à peine arabesque
Invite et convie doucement à la tentation
Tentation d'un jour ou bien faiblesse
Esquive, probe que je fus, je le reste.

Hors de ma vue vile et gueuse appétence
Appétence persienne qui sombre l'équité
Dans les ombres noires de la déchéance
Appétence juda qui mystifie la fidélité
Probe que je fus, je le resterai, digne
Noble et sincère, loyale décision ultime

"Dans mon coeur et mon âme
Tu demeures
Rien de mal, rien de sale
Que du noble
Dans mes jours, dans mes nuits
C'est bonheur
Je t'aime et ça, c'est paradis"
# Posté le jeudi 01 décembre 2005 11:29
Modifié le vendredi 22 juin 2007 06:04

CLEMENCE

CLEMENCE
Au chant des oiseaux les babils s'evertus
Aubade symphonique en prose et nature
Cantilène incantatoire ou magie d'oisillons
C'est demander le soleil pour avoir un rayon

Une ondée a pût passer, suffit d'absorber
Ondée opportune, qui dégraisse le consommé
Ondée fertile au futur, ô!paix et prouesses
Ondée féconde, amour, fortune du bien-être

Chaque être, bon ou mauvais, chaque homme
Au début, au milieu, à la fin ou autre épisode
A l'instant même ou tout est lourd et mal-être
A croisé les doigts, levé les yeux, incliné la tête

Grandeur que ce moment n'est-il pas réméré
Que de demander grâce a Dieu vers un rédimé
Expier ses fautes, les genoux posés, là sur le sol
L'attrition par le mal, se sustente de remords
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# Posté le jeudi 01 décembre 2005 11:58
Modifié le vendredi 22 juin 2007 09:39