CLICHE D'ANTAN

CLICHE D'ANTAN
J'ai retrouvé dans ma mémoire, mes souvenirs
Comme un album rangé au fond d'un tiroir
Dépoussiéré par le dernier spasme d'une rêverie
Que j'ai ouvert comme ça, par simple hasard

Pas de pleurs, ni de sourires, même pas de froid
Juste de quoi rester coi devant les images du passé
Clichés du temps, clichés qui frappent mon émoi
Il faut en juger par la grâce de la vie, une suavité

Ombres et clarté se fondent harmonieusement
Une foule immense de couleurs, un peu pastelles
Au lieu de s'opposer en contrastes trop violents
Et baignent les paysages lointains, intemporels

Virtuosité confondante, un charme bien mysterieux
Des sourires étranges s'esquissent, des bras se tendent
Rendant palpable toute la lumière, aveuglant mes yeux
On dirait bien des ologrammes, clichés du temps d'antan

A la fin du sommeil, le dessin réminiscent s'efface
Devant le modelé lumineux qui traverse le volet
Et chatouille de son rai la peau reposée de ma face
Le retour au présent me fait oublier ce doux secret














O
# Posté le lundi 28 novembre 2005 11:15
Modifié le vendredi 22 juin 2007 10:45

CHEMIN DE CROIX

CHEMIN DE CROIX
Abside absente,là, au coeur de mon âme en désordre
Absoute autour des fausses valeurs vécues pis encore
L'abîme réitère et revient incessant frapper à la porte
L'absinthe de la fuite m'enivre et apaise la douleur

Majuscule est le chemin de croix sur la voie de ma vie
Le poids de la lassitude lacère et ecrase mes épaules
Devenues bien frêles à la foi et à l'amour que je prie
L'etrange inculte combat ma croyance et mes efforts

Outrage et creation du mal infâme qui frustre mon bien
J'ecrase les genoux de mon âme sur le sol du bon dieu
Pour crier à la grâce d'apercevoir l'horizon du chemin
Ce sentier qui me mène repenti vers de nouveaux lieux

Affections dans l'espace étroit de mes émois pudiques
Affictions au plus profond de mes yeux désormais
Salés de hontes et empreints de blessures hémorragiques
Des blessures profondes qui s'impriment à jamais

Gommage de l'outrage,je lezarde rampant vers l'avenir
Entre les chagrins et le lunchage verbal,Dieu,l'unique
Le plus fidèle,m'aide à laisser derrière l'avanie masculine
Et ouvre le sentier de la postérité lumineuse et biblique

Veneration,le dogmatique et absolu de ma foi
M'offre le courage et la noblesse d'imprimer d'autre pas
Plus loin encore que la vision de ma vue,là, devant moi
Audace à la face du present qui s'ecoule derrière moi

Est-il coquin de vouloir à tout prix continuer son demain
Faut-il avancer la pensée que chacun,chaque être humain
Doit se tenir droit,sans efforts,sanspensées,sans regrets
Filant vers l'azur,le bleu jusqu'au tout dernier arrêt

Aujourdh'ui,je suis à pied d'oeuvre,les bras tirés vers le haut
Je trempe mon courage vers le ciel du vouloir encore et encore
Et gagner ce que chaque homme aimerai,l'ideal,le plus beau
La sérénité sur le chemin,que jadis,naïf,je croyais sans labeur
# Posté le lundi 28 novembre 2005 11:32
Modifié le vendredi 22 juin 2007 13:53

SANS FRONTIERE AUCUNE

SANS FRONTIERE AUCUNE
Dans mes rêves il y a souvent cet homme, géant de lui-même
Des larmes montent, m'angoisse, jusqu'au bout du sommeil
Et puis, comme c'est toujours avec le temps, loin dans l'irréel
La haine commence toujours à séduire, comme un essentiel

Dans cette longue galerie, extraite du présent, de l'instant
Où l'histoire n'en finit pas de mourir, n'en finit pas de mourir
Où la vie cesse de boîter et de courir cesse de boiter, de courir
Dans cette longue grotte du crépuscule, où l'écho est incessant

Il y a toi, campé dans ta prestance et ce sourire eternel charmeur
Il y a toi, au regard bon-enfant et candide qui attire, emprisonne
Rencontre entre un present, là sous la main et en son coeur
Et un passé bien souvent en lambeaux dans une mémoire atone

Obscure découverte contre l'egoïsme, l'oubli, et même la division,
Perte irrémédiable de ce qui avait été, trop cruelle ou bien juste
Cruelle dans la douleur, trop juste par Dieu, une autre connexion
Une autre voie nous uni dans ce royaume sans frontière aucune
# Posté le mardi 29 novembre 2005 11:39
Modifié le vendredi 22 juin 2007 10:14

RENCONTRE D'AUTOMNE

RENCONTRE D'AUTOMNE
A la lune nouvelle, la saison avait commencer à tourner
Bonté du monde,
Elle est devenue un portrait dans mes yeux de fourche
Complication,
Dans les couloirs de la vie, où les coeurs et les corps se touchent
Dans ces savanes plus attirantes qu'infuses, une marge de liberté
Si coquine soit-elle, sous les candélabres de la métropole endormie
A jeté un baiser savoureux doux, nacré, sur mes lèvres engourdies

Dans l'humus de ma mémoire d'étranges ramifications présage
D'un réseau de liaisons souterraines, inconscientes à l'image
Remplacement tout un cloisonnement par une sorte de flux invisible
L'hybridation d'une cascade de bien-être, d'amour et d'eau vive
L'nefant renaît,
Le jour fait son aube, gris ou étincelant, crée un goût de vivre
Biffe le passé
Emu, un pinceau de lumière en la maison de mon âme, me ramine

On était au milieu de l'automne
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# Posté le mardi 29 novembre 2005 11:42
Modifié le vendredi 22 juin 2007 06:04

CONFESSION DANS LES SECRETS DE L'ALCOVE

CONFESSION DANS LES SECRETS DE L'ALCOVE
Sur ces coins de corps qu'on ne montre jamais
Sur ce grain de peau transparent de soie blanche
Je pose mon regard à la chair ainsi marbrée
Par le réseau de ses veines, concentré d'élégance

Diantre! N'est ce pas à mes yeux un spectacle assez doux
Que je ne puis me détacher de la splendeur aguicheuse
Une minute ou toute la vie, quelle importance après tout
Je reste là, émerveillé, sans pudeur, sans gêne honteuse

Secrets intimes, l'ebauche devient charme et m'ensorcelle
Fi d'analecta, les courbes de son corps ne sont que proses
Que l'oculus faciale, scribe de ma mémoire pour l'éternel
Dresse en mon jardin, la plus pure et la plus belle des roses

Merci mon Dieu de ce retour à la vie,
A cette coulée de sève, nourrice d'éden
Foi en toi, fasse cette fois je t'en prie
les genoux à terre, qu'elle reste mienne
# Posté le mardi 29 novembre 2005 12:08
Modifié le vendredi 22 juin 2007 10:44